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Trois fils de rois
Bibliographie
| Auteur: | Anonyme. L'attribution à David Aubert semble fausse, bien qu'il soit au moins le copiste d'un des manuscrits. |
| Date: | Milieu du XVe siècle |
| Forme: | Prose |
| Langue: | Français |
| Contenu: | À la suite de l'appel à l'aide du roi Alphonse de Sicile, qui est aux prises avec les Turcs, et des hésitations de son père le roi Charles de France, le prince Philippe décide partir à son secours en secret et sous le couvert de l'anonymat. Lors de son premier combat, il réussit à sauver le sénéchal du roi de Sicile et à capturer Fierabras, roi de Perse et frère du Grand Turc. Un second appel à l'aide convainc le roi de France à la condition que le roi d'Écosse envoie l'un de ses fils. Le roi d'Écosse accepte et envoie son fils David, qui dirige une expédition qui sera toutefois anéantie par une tempête. David est fait prisonnier par les Turcs mais finit par obtenir sa libération alors que ceux-ci s'approchent de la ville de Sessa et projettent de la prendre d'assaut. Le prince écossais est accueilli à Sessa par les Chrétiens. Pendant ce temps, Onffroy, le fils du roi d'Angleterre, décide lui aussi de partir contre les Turcs, mais son expédition est capturée par les sarrasins et tous sont vendus comme esclaves. Turcs et Chrétiens négocient une trêve et, durant un échange de prisonniers, les Chrétiens parviennent à reprendre sans le savoir le prince anglais, qui comme ses homologues écossais et français n'a révélé son identité à personne. Le Grand Turc se fâche avec son frère Fierabras, qui décide de retourner en Perse et d'abandonner la guerre. Au même moment, les trois princes sont nommés par le roi Alphonse officiers de la princesse Yolente. À la fin de la trêve, le Grand Turc prend Naples d'assaut, bataille durant laquelle Philippe est pris par les Turcs tandis qu'Orkais, fils du Grand Turc, est capturé par les Chrétiens. Dans sa rage, l'empereur turc décide de faire pendre Philippe, mais au dernier moment, les Chrétiens parviennent à le récupérer, ce qui démoralise les Turcs et cause beaucoup de mécontentement. Pendant un banquet, les Chrétiens jurent sur un paon qu'on apporte qu'il reconquerront le royaume et tueront le Grand Turc. Orkais, lui, jure de rendre au roi de Sicile toutes les terres prises par son père. Ayant appris cela, le Grand Turc est découragé et décide de repartir, mais il sera tué par les Chrétiens qui tenteront contre lui une dernière attaque. Le roi de Sicile recouvre ses terres et sera ensuite élu successeur de l'empereur germanique. Celui-ci décide alors d'organiser un tournoi de trois jours réservé aux gens de lignage royal, dont le vainqueur obtiendrait la main de sa fille Yolente. Alors libéré en échange d'une trêve de trois ans, Orkais retourne en Turquie et tente de convertir son peuple à la foi chrétienne. Bien que personne ne sache encore qu'ils sont princes, Onffroy, David et Philippe retournent dans leur royaume avec la promesse de revenir servir la princesse lors du tournoi. Puis, Orkais se fait baptiser pour pouvoir participer au tournoi, tandis que les princes (maintenant devenus rois) anglais et écossais retournent et, à la surprise générale, montrent qu'ils sont bien de sang royal. Philippe, cependant, demande à son oncle le duc de Bourgogne, alors régent, de prendre les armes de France pour le tournoi mais qu'il se substituera à lui juste au moment du tournoi, ce qu'ils font. Le chevalier aux armes de France vaincra tous ses opposants et le roi de France se révèlera finalement, ici aussi à la surprise générale, être le jeune Philippe, qui épouse Yolente, fille du roi de Sicile, tandis que David et Orkais épousent les soeurs d'Onffroy et qu'Onffroy épouse la soeur d'Orkais. |
| Incipit: | |
| Explicit: | |
| Traductions: | The Three Kings' Sons (anglais) |
Manuscrits
- Den Haag, Koninklijke Bibliotheek, 71 E 58 (anc. Gerard A 72; oude sign. 801; T 347) (H)
- Paris, Bibliothèque nationale de France, français, 92 (anc. 6766) (A)
- Paris, Bibliothèque nationale de France, français, 1498 (anc. 75652) (B)
- Paris, Bibliothèque nationale de France, français, 1500 (anc. 75653.3, Cangé 65) (C)
- Paris, Bibliothèque nationale de France, français, 5602 (anc. 10175) (D)
- Paris, Bibliothèque nationale de France, français, 5603 (anc. 101752, Baluze 540) (E)
- Paris, Bibliothèque nationale de France, nouvelles acquisitions françaises, 4408 (F)
Éditions anciennes
- Lyon, Jehan de Vingle, 1501 (Paris, Bibliothèque nationale, Rés. Y2 149, anc. Y2 204)
- 10 autres éditions reprennent littéralement cette édition
Éditions modernes
- Les Trois Fils de rois, éd. Giovanni Palumbo, Paris, Champion (Classiques français du Moyen Âge, 139), 2001, 635 p. *
CR: Takeshi Matsumura, dans Zeitschrift für romanische Philologie, 119:1, 2003, p. 171-172. — Rebecca Dixon, dans Medium Aevum, 73:2, 2004, p. 367-368. * [ASE, ASP]
Études
Rédaction: Laurent Brun
Dernière mise à jour: 8 mars 2007
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