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Manuscrit

France / Paris / Bibliothèque nationale de France / français

Cote:12557
Ancienne cote:Supplément français, 109

Gallica

Contenu

  1. Jean Froissart, Meliador (f. 1ra-225vb), version presque complète contenant 79 insertions lyriques de Wenceslas de Luxembourg, duc de Brabant (1337-1383)

Description matérielle

Copiste:Inconnu
Lieu:Inconnu; d'après la langue du copiste, on peut supposer la région du Nord ou du Nord-Est.
Date:D'après l'examen de l'écriture, début du XVe siècle (datation proposée par Longnon, premier éditeur du texte, puis suivie par la BnF).
Nombre de feuillets:227 feuillets, rassemblés en 29 cahiers de quatre feuillets doubles chacun. Six feuillets manquent: quatre intérieurs et les deux derniers après le f. 227v. Parmi les feuillets intérieurs coupés, trois portaient copie du texte: ceux placés entre les f. 40 et 41 (avec une insertion lyrique), 209 et 210, ainsi que 225 et 226 (fin du roman), le feuillet supprimé entre les f. 211 et 212 l'ayant probablement été avant copie du f. 212.
Foliotation:Moderne de 1 à 227 en chiffres arabes tracés à l'encre noire dans le coin supérieur droit de chaque recto.
Format:326 × 250 mm (justification: 210 × 180 mm)
Support:Parchemin
Reliure:La reliure d'origine, en cuir sur ais de bois, a été perdue; la reliure actuelle, datant du début du XIXe siècle, est en veau racine, aux armes de Napoléon Ier, le titre Roman du roy Artus ayant été apposé sur le dos.
Mise en page:Texte copié sur deux colonnes de 34 vers en moyenne, à l'exception du premier recto, dont la moitié supérieure est occupée par une grande miniature. Le réglage, encore bien visible, a été soigneusement tracé à la mine de plomb. L'écriture, appliquée, tracée à l'encre noire, s'apparente à une gothique textura parée de nombreuses fioritures. Chaque insertion lyrique est surmontée d'une rubrique centrée spécifiant son genre (rondel, balade, virelay). Le premier feuillet ayant souffert de l'absence de reliure à une époque de la vie du manuscrit, ses lettres ont été retracées à l'encre noire par une main qui a pu commettre des erreurs.
Décoration:L'enluminure, riche et achevée, se compose de quatre types de décorations:
  1. au début de chaque division narrative ou strophique, des lettrines d'or sur fond bleu ou rouge à motifs linéaires et végétaux avec rinceaux, en parfait état;
  2. la première lettre du texte (E) apparaît sous la forme d'une grande lettrine ornée (43-51 x 48 mm) occupant en hauteur les huit premiers interlignes et en largeur la moitié de la première colonne du fol. 1ra, et se détachant en blanc et rouge sur un fond d'or à motifs végétaux;
  3. dans la moitié supérieure du f. 1r, une grande miniature (179 X 105 mm; sans bordure: 168 X 93 mm) représentant, contre un fond rouge à rinceaux d'or, la chasse au cerf de Camel, interprétation picturale du texte fidèle et organisée en diptyque (course en compagnie des chasseurs, puis mise à mort du cerf par Camel aux portes de Montgriés, sous le regard des deux cousines Florée et Hermondine);
  4. sous le texte du f. 1r, à l'horizontale, une baguette double rouge, bleu et or, parée de motifs végétaux à rinceaux et à feuilles trilobées, et terminée à ses extrémités par deux dragons peints aux mêmes couleurs.
Lieu:F. 1r: L'ancienne cote a été portée, en écriture ronde tracée et soulignée à l'encre noire, dans le coin supérieur droit; au milieu de la marge supérieure apparaît le chiffre "210", qui reste non identifiable.
Dernier feuillet de chaque cahier: Chaque réclame, notée avec application en minuscule gothique à gauche dans la marge inférieure, reproduit dans son intégralité le premier vers du cahier suivant.
F. 226r: Le nom meliador est inscrit en minuscule gothique dans la marge droite; sur le f. 226rb, on lit dans une écriture peu soignée de type gothique du XVe siècle: "communement et le plus", sur la première ligne, et "les hommes vivent en une diverse / maniere car verité ne les peult pas / tous gouverner", huit lignes plus bas.
F. 227ra: Une ébauche de virelai, dont on n'a pas identifié l'auteur, a été transcrite à l'envers en écriture cursive peu soignée: "Jamés n'aray joye / Ne jour de plaisir / Tant que je revoye / Jamés / Tant que je revoye / Ma[...]lle esperance / Jamés".
F. 227rb: Sur les deux premières lignes se lit la mention lacunaire suivante, écrite en petite gothique cursive: "Il y a en cy Roma[n du roy Artus tant] / Rondelés que bal[ades...]".

Possesseurs

Inconnus. Bien que Charles d'Orléans ait possédé dans sa bibliothèque de Blois dès 1417 un exemplaire précieux de Melyador, rien n'indique qu'il se soit agi du codex qui nous est parvenu. On perd sans explication toute trace de l'exemplaire de Blois à partir de 1466.

Bibliographie

  • Omont, Henri, et C. Couderc, Bibliothèque nationale. Catalogue général des manuscrits français. Ancien supplément français II: Nos 9561-13090 du fonds français, Paris, Leroux, 1896, xii + 637 p. (ici p. 558, no 12557) [IA: ex. 1, ex. 2]
  • Jean Froissart, Meliador. Texte original et intégral édité par Auguste Longnon, Paris, Société des anciens textes français, 35, 1895-1899 [réimpr.: New York & London, Johnson, 1965], 3 t.
    Voir l'Introduction, t. 1, pour une présentation du manuscrit.
  • Bragantini-Maillard, Nathalie, "Melyador" de Jean Froissart, roman en vers de la fin du XIVe siècle: édition critique et commentaire (v. 1-14743), thèse de doctorat, Université de Paris IV–Sorbonne, 2007, p. 12-20.
Rédaction: Nathalie Bragantini-Maillard
Dernière mise à jour: 27 mars 2010